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VOS YEUX AU SOLEIL DE L’HIVER

Les vacances de Noël approchent, la neige est là et pour ceux qui préfèrent l’été en hiver, la chaleur des plages tropicales se profile. Quelle que soit votre destination, et même pour se rendre en voiture à deux pas de chez soi, les lunettes de soleil restent un accessoire indispensable de l’hiver, pour se protéger des rayons nocifs à l’extérieur et pour conduire en toute sécurité.

Neige et soleil, protection maximale

A la montagne, l’altitude et la neige augmentent considérablement les doses de rayonnement ultraviolet reçues par la peau et les yeux. L’index UV augmente d’environ 10 % par palier de 1 000 m d’élévation tandis que la neige réfléchit de 40 % à 90 % du rayonnement. Même par temps couvert, les rayons traversent le brouillard ou les nuages tout en conservant leur puissance.

Il convient donc d’adopter des lunettes ou un masque de ski avec un maximum de garanties de protection :protection contre l’éblouissement, assurée par la teinte des verres de catégories 3 ou 4, et protection contre les rayons UV, invisibles, mention gravée de préférence sur les branches ou, à défaut, indiquée sur une étiquette. L’achat de ces équipements chez un opticien permet de bénéficier des conseils d’un professionnel qui peut également en certifier la qualité.

Conseils pour équiper les enfants

Ces conseils sont d’autant plus nécessaires lorsqu’il s’agit d’équiper les enfants. Chacun sait, à présent, que les yeux des enfants sont plus fragiles et que pour préserver leurs yeux des agressions du soleil, les lunettes sont indispensables dès le plus jeune âge. Encore faut-il qu’elles soient bien adaptées pour que l’enfant ne soit pas tenté de les enlever à la première occasion. C’est pourquoi :

  • le port de protections ne doit pas se limiter à la pratique du ski. Dès que les enfants sont exposés, ils doivent être protégés, quitte à opter pour deux équipements, le masque sur les pistes de ski et des lunettes solaires « classiques » pour toute autre activité extérieure.
  • Les lunettes doivent bien protéger latéralement pour atténuer le rayonnement indirect.
  • La monture doit être adaptée au visage de l’enfant, surtout pour les plus jeunes dont la morphologie n’est pas encore mature, et, pour éviter qu’elle ne glisse ou en cas de chute, être fixée par un cordon, élastique ou non.
  • Les verres doivent obligatoirement être incassables.

Sur la route, attention au soleil rasant

L’éblouissement est souvent invoqué comme cause d’accidents de la circulation. En hiver, ce risque augmente car le soleil est plus bas et, à certains moments de la journée, il n’est pas possible de l’occulter avec le pare-soleil. C’est pourquoi l’AsnaV conseille de toujours conserver une paire de lunettes de soleil dans sa boite à gants, mais attention, pas celles que l’on utilise pour le ski : les catégories 4 sont à proscrire car leurs verres, trop foncés, peuvent représenter un danger dans un environnement de faible luminosité (tunnels, sous-bois…).

Quelques chiffres du Baromètre de la Santé Visuelle 2016

  • 79 % des Français déclarent posséder 1 paire de lunettes solaires.
  • 74 % indiquent que leurs enfants en possèdent.
  • 54 % placent la qualité de protection contre les UV comme 1er critère de choix.
  • 70 % des jeunes de 16 à 24 ans privilégient l’esthétique au détriment de la qualité de protection.
  • 79 % portent systématiquement leurs lunettes de soleil pour pratiquer le ski ð 21 % rarement ou jamais !
  • 85 % les font porter à leurs enfants ð 15 % rarement ou jamais !

 

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L’AsnaV AU CONGRES DE L’ASSOCIATION DENTAIRE FRANÇAISE : DES TESTS DE VUE PLUS QUE NECESSAIRES !

Le Congrès de l’Association Dentaire Française, qui s’est déroulé du 22 au 26 novembre à Paris, a de nouveau accueilli une équipe de l’AsnaV, invitée comme en 2015 à proposer des tests de vue aux professionnels de la santé bucco-dentaire.

L’an passé, les résultats de ces tests s’étaient révélés surprenants puisque comparés à l’ensemble de la population, les dentistes et autres visiteurs présentaient un taux de « cartons rouges » supérieur à la moyenne (pm 30,7 % vs les 20 % habituellement enregistrés).

Qu’en est-il cette année ? C’est pire !

Sur les 275 personnes testées, 36 % se sont vues remettre un « carton rouge », 29 % pour une altération de la vision de loin et 7 % pour un problème de vision de près.

Deux raisons peuvent expliquer ces chiffres.

Tout d’abord, l’irrégularité des visites de prévention. Plus d’un tiers des visiteurs a déclaré n’avoir pas consulté un ophtalmologiste depuis au moins 3 ans. Certains frôlent des records : ainsi, un chirurgien-dentiste nous a fièrement déclaré que sa dernière visite datait de …35 ans, tandis que 30 de ses confrères ne se sont jamais rendus chez un ophtalmologiste, dont 5 âgés de plus de 40 ans !

La seconde raison s’apparente également à de la négligence. Nombreux, en effet, sont les professionnels à posséder une paire de lunettes … qu’ils n’utilisent pas, les fameuses ‘lunettes de repos ».

Les discussions engagées à l’issue des tests ont permis de comprendre que s’ils attachent beaucoup d’importance à leur santé visuelle, les dentistes, en l’absence de signe précurseur, ne sont pas enclins à engager une démarche de prévention. Généralement équipés de loupes ou de lunettes de protection pour la pratique de leur activité, ils n’éprouvent pas d’autres besoins visuels une fois sortis de leur cabinet.

Un paradoxe lorsque l’on sait combien la prévention fait partie intégrante de leur spécialité, notamment au travers des campagnes de l’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire !