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CHIFFRES DE LA SECURITE ROUTIERE : TRISTE CONSTAT

Le gouvernement vient de publier le bilan provisoire de la sécurité routière en 2016, bilan particulièrement préoccupant puisqu'il marque à la fois une augmentation de la mortalité et du nombre d'accidents corporels. Ces données concernent particulièrement les cyclistes, dont le nombre de tués est en hausse de 7 %, et surtout les piétons avec une augmentation de 15 % du nombre de décès. Ces accidents se produisent majoritairement en ville où l'attention du conducteur doit être accrue et ses capacités visuelles optimales. C'est pourquoi l'AsnaV rappelle, une fois de plus, que tester régulièrement sa vue est un gage de sécurité sur la route, pour soi-même, ses passagers ou les autres usagers. La première mesure prise par la Sécurité Routière en 2017, effective à partir du 1er mars, a été de mettre en place un nouveau panneau destiné à mieux informé les conducteurs de la vitesse limite autorisée avant la présence d'un radar. Ce panneau a été simplifié pour le rendre plus visible. C'est une bonne initiative, à condition que l'automobiliste, le routier ou le motard aient une vision de loin suffisamment performante pour leur permettre d'intégrer l'information sans que cela interagisse sur leur conduite ! Cet exemple se place parmi beaucoup d'autres qui ont pour ambition d'améliorer la visibilité, que ce soit par l'équipement des véhicules, des personnes ou de l'environnement dans lequel on se trouve. Mais rarement les autorités s'interrogent sur l'état de la santé visuelle des usagers et l'AsnaV est souvent seule à alerter sur les dangers que constitue une vision non ou mal corrigée. Et c'est en ville que le risque est le plus sérieux car tout peut y arriver : piétons qui traversent, quelquefois de façon anarchique, vélos et scooters indisciplinés, feux tricolores, panneaux de stop ou de "céder le passage" non respectés, etc. Or, une vue déficiente et un champ visuel altéré peuvent entrainer une mauvaise appréciation d'un évènement et retarder la réaction du conducteur. La distance d’arrêt sera alors forcément plus longue. Pour ne pas oublier que 90% des informations nécessaires à la conduite passent par la vue, l'AsnaV demande que le contrôle régulier de la vue s'inscrive dans les projets que va étudier le tout nouveau Conseil national de la sécurité routière, selon cette déclinaison : un contrôle initial lors de la préparation de l'examen du permis de conduire et un contrôle lié à chaque renouvellement administratif, comme l'appliquent d'autres pays depuis la mise en place du permis européen en 2013.