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NOS ADOS EN DANGER ! 1ER ENSEIGNEMENT DU BAROMETRE 2016 DE LA SANTÉ VISUELLE

Parmi tous les enseignements du 12ème baromètre de la santé visuelle, réalisé par OpinionWay pour l’AsnaV, il en est un particulièrement remarquable et préoccupant : quels que soient les sujets  abordés, les jeunes de 16 à 24 ans portent de moins en moins d’attention à leur santé visuelle. Et pourtant, ils seraient les premiers bénéficiaires d’une démarche de prévention dans ce domaine en préservant leur vue sur le long terme, par des actes simples de leur vie courante.

9 h 24 mn ! une augmentation de 1 h 30 en 1 an !

9 h 24 mn, c’est le temps que passent aujourd’hui, en moyenne, les 16-24 ans, les yeux rivés sur leurs ordinateurs, tablettes, smartphones… soit + 16% par rapport à 2015. Quant au temps passé sur son téléphone portable, il a quasiment été multiplié par 2 en 1 an et même par 3 pour l’ensemble de la population.

En conséquence, il n’est pas étonnant que 36 % déclarent ressentir une fatigue visuelle – + 7 points vs 2015 – et 52 % de réels troubles visuels à cause de cette addiction.

À noter que ces chiffres corroborent l’augmentation de la prévalence de la myopie constatée dans le monde pour cette classe d’âge.

Absence de sensibilisation ou de priorité ?

Dans le même temps, ces jeunes sont loin d’appliquer les gestes de prévention nécessaires à leur confort quotidien.

Ainsi, moins de la moitié d’entre eux, 47 % vs 53 % en 2015, déclarent porter plus attention à leur vue que par le passé et seulement 44 % à faire des pauses régulières quand ils utilisent un ordinateur.

Les 16 – 24 ans ont également diminué la fréquence des contrôles de la vue, contrairement à l’ensemble de la population : 57 % des jeunes effectuent un contrôle au moins tous les deux ans, en diminution de 9 points, contre 70 % pour l’ensemble des Français, en augmentation de 2 points.

Négligence coupable ?

Ceux qui présentent un défaut de vision et sont équipés de lunettes ou lentilles de contact ne sont pas plus attentifs. 21 % ne portent pas leurs lunettes ou leurs lentilles de contact pour travailler sur ordinateur et 23 % pendant leurs loisirs.

Plus grave encore : alors que nous constatons une hausse de l’accidentologie chez les conducteurs de
2 roues, 30 % d’entre eux ne portent pas leur équipement optique, chiffre en augmentation de 8 points !

Et pour quelles raisons prennent-ils ces risques ?

Soit parce qu’ils pensent qu’ils n’en ont pas besoin à 44 % ou, tout simplement… par oubli à 43 % vs 31 % en 2015.

La prévention, un message trop éloigné de leurs préoccupations ?

Enfin, les jeunes semblent sourds aux messages de prévention utiles à long terme, et notamment à celui prônant l’importance de protéger ses yeux des effets nocifs d’une partie de la lumière naturelle ou artificielle.

Lors de l’achat de leurs lunettes solaires, par exemple, puisqu’à 70 %+ 16 points vs 2015 – ils privilégient l’esthétique, ou la marque, comme premier critère de choix au détriment de la qualité de protection contre la nocivité des rayons UV qui est, certes, en seconde position avec 52 % des réponses, mais 18 points derrière le premier critère !

Au vu de ces résultats, l’AsnaV lance un cri d’alarme

L’AsnaV interpelle l’ensemble des intervenants auprès de nos 16-24 ans pour qu’ils puissent aider à les sensibiliser aux messages en faveur de la prévention des troubles de la vue.

Les DMLA* de demain se construisent dès le plus jeune âge et les probabilités sont décuplées avec l’augmentation de l’espérance de vie…

Plus que jamais, l’AsnaV est mobilisée pour convaincre les ados et jeunes adultes qu’il n’est jamais trop tôt pour préserver ses capacités visuelles sur le long terme, en prenant soin de sa vue, simplement mais régulièrement.

* dégénérescence maculaire liée à l’âge

Sondage OpinionWay pour l’AsnaV, réalisé du 31 mars au 13 avril, auprès de deux échantillons représentatifs, l’un de 800 individus âgés de 18 ans et plus, l’autre de 300 individus âgés de 16 à 24 ans, interrogés par téléphone.