CONDUITE DE NUIT : Quelques avertissements avant le week-end de Pâques

Le printemps est là, les jours vont rallonger grâce au changement d’heure mais ce n’est pas pour autant qu’il ne fera plus nuit… Aussi, à l’occasion du week-end de Pâques, l’AsnaV rappelle les spécificités de la vision nocturne afin que ceux qui choisiront de conduire la nuit puissent rouler en toute sécurité.
90% des informations nécessaires à la conduite d’un véhicule passent par la vue, plus que dans toute autre activité de la vie quotidienne. La route exige donc des performances visuelles de jour comme de nuit. Or, la nuit, la vision est fortement perturbée, même en l’absence d’anomalie.
Pas de lumière, peu de vision. Même si notre système visuel développe ses capacités maximales le jour, il s’adapte afin que nous puissions également voir de nuit, par clair de lune ou sous les étoiles, grâce à des cellules visuelles particulières, les bâtonnets. Ces cellules, en très grand nombre sur la rétine, sont capables de voir le mouvement en noir et blanc, mais ni les détails, ni les couleurs. La vision sera ainsi plus difficile, même pour des yeux dits « normaux ».
Nos deux yeux sont rarement symétriques. Si cet écart passe inaperçu de jour, la nuit va majorer ces différences de perception. Or, pour distinguer les reliefs, les deux yeux doivent voir la même chose en même temps. L’obscurité peut donc parfois entrainer une perte dans l’estimation des distances relatives.
1Voiture sans antireflet 1De manière physiologique, le passage de la vision diurne à la vision nocturne altère le champ visuel jusqu’à 30%. En conduite de nuit, cette altération est encore majorée par l’utilisation des phares. En effet, perturbé par la grande différence de lumière entre le faisceau des phares et le reste de la route non éclairée, l’œil ne perçoit plus les zones latérales.

L’enchaînement de toutes ces circonstances aura pour effet, une chute de l’acuité visuelle évaluée de 1 à 5/10ème, une augmentation du temps de récupération à l’éblouissement et une perte de la vision des reliefs, du champ visuel et des couleurs.

Sachant que la conduite automobile de nuit représente moins de 10% du trafic mais génèrent près de la moitié des accidents mortels, il est important d’avoir conscience de ses faiblesses pour prendre la route en toute sécurité.