La vue au travail

Retours aux dossiers

Vision, zéro défaut

Si certains métiers demandent une vue normale, disons standard, pour d’autres la barre est placée plus haut. Les métiers de sécurité, de la police ou de l’armée, les pompiers, les démineurs en font notamment partie. En font partie également les transporteurs hors route (avion, train, bateau) Pour ces vocations à haut risque, le niveau de tolérance est de 0 en matière de déficience ou troubles visuels. Pour eux, la vue, c’est la vie : la leur, mais aussi celle des personnes sous leur protection. Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? Oui ! Et rassurez-vous, son acuité visuelle est très régulièrement contrôlée !

Conduite : pas de sécurité routière sans bilan visuel

Pour les conducteurs professionnels, a fortiori s’ils ont charge d’âmes, l’exigence est au maximum aussi. Ce sont bien entendu des métiers soumis à la réglementation du code de la route, mais qu’ils soient ambulanciers, conducteurs de poids lourds ou d’engins, caristes ou chauffeurs de cars, une aptitude visuelle réglementaire reste une condition sine qua non, même avec l’environnement technologique dont ils disposent aujourd’hui.

Médical : opération précision

Avec ses 100 000 000 000 000… cellules (neurones, cellules musculaires, globules rouges…) le corps humain est un vaste chantier d’organismes lilliputiens.

Dans le domaine de la santé, quelle que soit la partie du corps sur laquelle ils travaillent, les praticiens, et les chirurgiens plus particulièrement, sont astreints à une extrême précision.

Les opérations et gestes médicaux, même les plus courants, demandent une acuité visuelle sans faille (chirurgie oculaire, microchirurgie, endoscopie, télé-chirurgie, soins bucco-dentaires…).

Toxiques : protections tout terrain

Rayonnements, éblouissements, éclaboussures, gaz, émanations ou produits toxiques, hautes températures, beaucoup de métiers génèrent des risques de dégénérescences, blessures ou accidents de la vue. Qu’ils soient soudeurs, chercheurs, dentistes, radiologues, utilisateurs de lasers ou opérateurs dans l’industrie de la transformation, la cosmétique ou l’industrie chimique, les travailleurs sont souvent exposés à des risques de lésions, de brûlures, de détérioration brutale ou progressive de la vision pouvant aller jusqu’à la perte totale de la vue. Lunettes, verres filtrants ou masques de protection « étanches » ou à filtre IR sont donc obligatoires. Il y va de leur vue et même, quelquefois, de leur vie.

Micro Vision : la minutie du minuscule

Beaucoup d’autres métiers exigent une vision parfaite, notamment certains métiers minutieux pour lesquels il faut travailler sur des mécanismes aussi précis que minuscules, voire microscopiques.

Pas une minute à perdre à l’assemblage ou en cours de production : capacité visuelle optimale et contrôles réguliers sont donc, là encore, de rigueur.

Combien ça coûte ? Une question d'économie aussi

Une étude de l’OMS chiffre à 6 millions d’euros par jour la perte de productivité entraînée par la mauvaise vision*. Or 29% des français ne portent pas systématiquement leur correction visuelle dans leur cadre professionnel**. Ce n’est donc pas un hasard …!

* Potential productivity lost due to uncorrected refractive error, WHO, 2009

** Omnibus Ipsos 1000 personnes – Février 2014