Des écrans et des yeux

Retours aux dossiers

Vous voyez double ou vous voyez trouble ?

Mal à la tête ? Les yeux qui piquent ou qui brûlent (ou les deux ?) vue trouble ou vue double ? Sécheresse oculaire ? Vous ne seriez pas en train de travailler devant un écran par hasard …? Comme environ 50% des personnes qui travaillent sur écran, vous souffrez régulièrement de fatigue visuelle. Quelles en sont les causes ?

Vos yeux manquent de sport

Pour vaincre la fatigue visuelle : la loi des 4 fois 20.

Pas plus que l’ensemble de nos muscles, nos muscles oculaires ne sont faits pour rester figés toute la journée. Savez-vous que l’inclinaison de votre tête correspond à l’ajout d’un poids de 45 kg ?

Prenez 20 secondes, toutes les 20 mn pour lever les yeux de l’écran et regarder à au moins 20 pas, à droite et à gauche et, clignez 20 fois des yeux. Lorsque votre œil est baissé, la paupière le recouvre davantage et l’œil, en clignant plus souvent, est mieux irrigué.

Niveau de l’écran : votre écran doit être placé à hauteur d’yeux sauf pour si vous portez des verres progressifs.

Qualité de l’éclairage : Evitez les « brutalités lumineuses » : pas de reflets sur l’écran, (l’écran doit être perpendiculaire aux fenêtres) pas de sources lumineuses trop fortes à côté de votre écran. Pour un bon équilibre visuel, pensez à doser les éclairages près de votre bureau.

Atmosphère : climatisation, air trop sec ou ventilateurs sont souvent facteurs de sécheresse oculaire qui provoque irritation et fatigue visuelle. Les symptômes apparaissent au bout de quelques heures et s’accumulent au fil de la journée et a fortiori, au fil de la semaine, d’autant qu’entre smartphones, jeux vidéo, liseuses ou tablettes, les écrans dans notre quotidien se multiplient et pour certains, dès le plus jeune âge.

Le baromètre de la santé visuelle 2017, réalisé par OpinionWay pour l’AsnaV, a révélé que le temps passé chaque jour devant les écrans par les adolescents et les jeunes adultes est nettement plus important que chez l’ensemble de la population.

Ainsi, les 16 / 24 ans consacrent 9 h 57 à scruter leurs écrans (ordinateurs, tablettes, téléphones, télévisions…) tandis que les Français dans leur ensemble se « limitent » à 6 h 22. Il est à noter que c’est le téléphone portable qui fait la différence avec près de 4 h 00 de consultation quotidienne pour les plus jeunes contre 1 h 20 pour les 18 ans et plus.

Ça vous pique ou ça vous brûle

Est-ce vraiment la faute de l’écran ?

Mais pour y voir clair, soyons clairs : l’utilisation des écrans ne génère pas intrinsèquement de pathologie visuelle. Il met juste votre œil dans une situation pour laquelle il n’est pas conçu (de près, lumineuse et concentrée). Elle entraîne des fatigues dont nous avons parlé précédemment mais peut aussi parfois révéler des troubles visuels préexistants. Il faut que l’écran soit placé à une distance de 1,5 fois la diagonale de l’écran. Il est donc important de consulter un professionnel de la vue en cas d’inconfort persistant. Votre ophtalmologiste est le plus à même de distinguer inconfort de troubles réels et d’en diagnostiquer la nature.

Ophtalmologistes, opticiens, orthoptistes ou médecins du travail, confiez leur votre vue, ils en prendront soin comme de la prunelle de vos yeux !

Lumière bleue : tout n'est pas rose

Le saviez-vous, la lumière bleue est partout !

La lumière bleue est naturellement présente autour de nous. C’est elle qui règle nos cycles veille/sommeil en régulant notre sécrétion de mélatonine. Avant de parler des écrans, n’oublions pas que cette lumière bleue est d’abord émise par le soleil et qu’il est donc fondamental de protéger nos yeux avec des verres solaires de bonne qualité.

Mais la lumière bleue émise par nos multiples écrans (smartphones, tablettes, ordinateurs portables) trompe notre perception. Elle envoie à notre cerveau un message « lumière du jour » et le maintien en mode éveil. Elle pourrait même, à terme, endommager définitivement nos yeux en altérant le centre de la rétine.

Ce qui vaut pour le bureau vaut aussi, bien sûr, à l’école ou à la maison d’autant que le phénomène s’ajoute à une journée de « sur-sollicitation ». Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter votre spécialiste, il vous fera toute la lumière sur le sujet.