RENTRÉE SCOLAIRE : A L’ECOLE, LA VUE C’EST L’AVENIR

La rentrée scolaire est l’occasion, pour l’AsnaV, de rappeler aux parents qu’il est des rendez-vous auxquels ils ne doivent absolument pas déroger, comme la visite chez l’ophtalmologiste. Or, le baromètre 2016 de la santé visuelle, réalisé par OpinionWay pour l’AsnaV, révèle certaines négligences dommageables pour la santé visuelle des enfants, pourtant de plus en plus malmenée par les nouveaux modes de vie connectée.

La vue des enfants, une importante préoccupation pour les parents…

En termes de préoccupation de santé, les parents considèrent les problèmes de vue au second rang, juste derrière les problèmes de dents, qui représentent, sans doute, une charge beaucoup plus lourde. Arrivent ensuite, les problèmes d’audition, de peau puis, en dernière position, de poids, qui bénéficient pourtant d’importantes campagnes de prévention.
…mais une prise en compte encore insuffisante

 En termes de préoccupation de santé, les parents considèrent les problèmes de vue au second rang, juste derrière les problèmes de dents, qui représentent, sans doute, une charge beaucoup plus lourde. Arrivent ensuite, les problèmes d’audition, de peau puis, en dernière position, de poids, qui bénéficient pourtant d’importantes campagnes de prévention.

Seuls 39 % des parents estiment que la première visite chez l’ophtalmologiste est utile avant l’âge de 4 ans, contre 54 % qui citent la tranche d’âge de 4 et 6 ans.

A noter que parmi ces 54 %, 16 % répondent que cette visite doit être programmée à 6 ans, sans doute les mêmes 16 % qui pensent, à tort, qu’il n’est pas possible de détecter un problème de vue chez un enfant de moins de 6 ans.

Parmi les raisons qui incitent les parents à prendre rendez-vous chez le médecin, le contrôle de routine reste prioritaire avec 48 %, en recul de 4 points vs 2015, tandis que le conseil d’un pédiatre ou d’un médecin scolaire fait un bond de 21 points pour atteindre 35 % des réponses.

Rappel des règles élémentaires

Comme le préconise le carnet de santé, des examens ophtalmologiques doivent être effectués tout au long de la croissance, particulièrement aux 9ème et 24ème mois et au cours de la 3ème année. Ces examens permettent de prendre en charge des pathologies telles que le strabisme ou l’amblyopie, qu’il sera plus difficile de traiter au-delà. A partir de 4 ans, ce sont des troubles de la vue comme l’hypermétropie et/ou l’astigmatisme qui peuvent être détectés, ces mêmes troubles qui vont particulièrement handicaper les écoliers lorsque sera venu le temps des apprentissages. C’est pourquoi il est important de ne pas négliger l’avis du médecin scolaire lorsqu’il avise les parents de la présence d’une anomalie dépistée au cours de la visite médicale de 5 – 6 ans.

Après 6 ans, certains troubles visuels peuvent disparaitre, d’autres apparaitront, comme la myopie, en très forte augmentation depuis quelques années. La santé scolaire prévoit des bilans de dépistage à 6 et 12 ans. Ces bilans doivent être complétés par des visites annuelles de prévention chez l’ophtalmologiste, surtout s’il existe des antécédents familiaux.

A cela s’ajoute le temps passé devant les écrans de toutes sortes, y compris à l’école, temps qui augmente d’année en année pour atteindre aujourd’hui plus de 9 h 00 par jour chez les 16 – 24 ans.

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De là à établir un lien avec l’augmentation de la myopie…, les avis médicaux divergent encore. Il semble que ce soit surtout les modes de vie actuels qui privilégient les activités à l’intérieur, dont la pratique des ordinateurs, tablettes, smartphones…, qui soient en cause.

Cependant, lorsque l’on passe plusieurs heures les yeux fixés sur ces écrans, les efforts demandés pour maintenir la vision de près provoquent une contraction des muscles qui gênent le pouvoir d’accommodation du cristallin et, de fait, perturbent la vision de loin. De plus, les études récentes démontrent l’impact de la lumière bleue, émise par certains écrans, sur les rythmes circadiens et la santé de l’œil à long terme.

L’idéal est d’alterner les activités : 1 heure face aux écrans = 1 heure de plein air ! Et d’éviter toute pratique des écrans deux heures avant le coucher.

Les conseils de l’AsnaV

L’AsnaV propose aux parents et aussi (surtout) aux enseignants quelques « trucs » pour leur permettre, par la simple observation du comportement de l’enfant, de détecter un éventuel trouble de la vue comme, par exemple :

un hypermétrope a souvent des difficultés à se concentrer, se plaint de maux de tête en fin de journée et plisse les yeux pour regarder de près…,

un myope écrit le nez sur son cahier, regarde les objets de très près et plisse les yeux pour regarder de loin…,

l’astigmate dessine de travers, n’écrit pas sur les lignes, est vite ébloui et confond des lettres proches (O et C, B et S)….