Vacances de printemps : La protection solaire, c’est maintenant !

A la veille des premières vacances de printemps, l’AsnaV rappelle que protéger ses yeux des rayons nocifs du soleil n’est pas réservé aux seules périodes estivales. Au mois d’avril, le soleil poursuit son ascension jusqu’au 21 juin où il est au plus haut. C’est alors le solstice d’été qui correspond au jour où l’hémisphère nord est le plus exposé aux rayons UV. Et ce, qu’il fasse grand bleu ou que le temps soit nuageux.

Selon les chiffres du baromètre 2016 de la santé visuelle, 55 % des Français portent systématiquement leurs lunettes de soleil l’été, notamment à la plage, alors qu’ils ne sont que 32 % à les chausser en ville, y compris par beau temps. Pourtant, quel que soit le lieu, dès le début du printemps, le soleil devient menaçant pour la préservation de notre capital visuel.

Il existe deux facteurs contre lesquels il est important de se protéger : la luminosité qui provoque l’éblouissement, facile à contrer avec des verres plus ou moins teintés selon son appréciation personnelle du confort visuel, et le rayonnement ultraviolet qu’il est impossible de détecter, hormis par la réaction des verres de type photochromique qui réagissent en se teintant sous son effet. La lumière « visible » provoque surtout un désagrément passager mais peut se révéler dangereuse dans certaines situations, au volant d’un véhicule, par exemple. Le rayonnement UV est plus insidieux puisqu’il va agir sur le vieillissement de l’œil en l’accélérant et en participant au développement de certaines pathologies comme la cataracte ou la DMLA. Attention cependant au « coup de soleil » qui peut immédiatement occasionner une inflammation de la cornée, très douloureuse et communément appelée « ophtalmie des neiges » pendant la saison de ski !

Comment bien se protéger ?

La qualité de protection des lunettes de soleil ne dépend pas que de leur teinte. Des verres très foncés ne garantissent pas obligatoirement une filtration efficace contre les rayons UV. Pour s’en assurer, il convient, a minima, de vérifier si les mentions obligatoires – CE + catégories de protection 3 ou 4 – sont bien présentes, de préférence gravées à l’intérieur des branches. Rien de plus facile, en effet, que de fabriquer une étiquette et de l’attacher à la monture sans la soumettre aux contrôles… Pour s’équiper en toute sécurité, mieux vaut privilégier les réseaux de distribution installés, à commencer par l’opticien qui peut, à la fois, garantir la qualité de la paire de lunettes par la traçabilité de ses fournisseurs, et apporter conseils et recommandations d’usage par sa qualification de professionnel de la vue.

Pour les enfants, protection maximale !

 Le baromètre 2016 a permis d’observer un recul inquiétant concernant le critère que les parents privilégient lorsqu’ils choisissent les lunettes solaires de leurs enfants. Si en 2015 ils étaient 77 % à placer la protection contre les rayons UV en première position, ils n’étaient plus que 66 % l’année suivante. Quant aux jeunes de 16 à 24 ans, ils préfèrent favoriser le look de la monture pour 70 % d’entre eux contre seulement 52 % qui se prononcent en faveur de la protection.

Pourtant, chacun devrait savoir, à présent, combien il est essentiel de protéger les yeux des plus jeunes pour leur garantir une longévité visuelle optimale. Un enfant sur deux qui nait aujourd’hui a toutes les chances d’être centenaire. Le protéger est le meilleur moyen de préserver sa vue jusqu’à cet âge avancé.